Chevaucheurs de cochon de père en fille

Lucie comme beaucoup d’enfants adorent les animaux. Sans trop de surprise, le numéro un dans son coeur est le chat. Viennent derrière les chiens qu’elle adule, mais qui dès qu’ils posent leur museau trop vite trop près d’elle lui font peur.

À ce bestiaire très classique s’ajoute un autre animal assez inattendu : le cochon. Quand au parc les enfants se jettent pour monter sur les chevaux, ou à la rigueur les lamas, Lucie elle me réclame le cochon qu’elle chevauche vaillamment tout en effectuant les bruitages :J’étais un peu surprise par cette passion pour son cochon, cochon qu’elle n’oublie jamais de saluer d’un joyeux « au revoir cochon » au moment du départ. Puis le Papa du Chti m’a envoyé cette photo de mon mari chéri…

Depuis je ne m’interroge plus pour le cochon… mais un peu pour autre chose…20161205-lucie-cochon2

« Mais pourquoi tu l’habilles comme un garçon ? »

Il y a des matins où j’habille ma fille et où je sais que j’entendrai immanquablement cette question dans la journée. En effet Lucie est une petite fille sans beaucoup de cheveux, donc souvent c’est sa tenue du jour qui fait son sexe du jour.20161018-lucie-fille-ou-garcon-01

Que l’on confonde ma fille avec un garçon m’indiffère totalement, elle est loin d’être pubère et franchement qu’importe ?! Personnellement, je ne sais pas non plus reconnaître le sexe de certains nourrissons ou enfants !

Par contre j’ai vite compris que, passé un âge, il ne faut plus trop poser la question sous peine de risquer une ire parentale terrible ! Je parle alors très prudemment à Lucie d’autre « bébé » ou autre « enfant » en espérant qu’à un moment je puisse demander le prénom (ce qui n’aide pas toujours ceci dit !).20161018-lucie-fille-ou-garcon-02

Heureusement, généralement, ces papas et mamans qui tempêtent si on se trompe sont très soucieux de ne laisser planer aucun doute sur le sexe de leur enfant. Au point qu’ils couvrent bien souvent leur fille dès la naissance d’accessoires ultra-féminins (barrettes, serre-tête ou bandeau fleuri, boucles d’oreilles, …) et/ou les plastronnent de déclinaison d’une nuance unique allant du rose au violet.20161018-lucie-fille-ou-garcon-04

Il faut reconnaitre que les marques de vêtements alimentent joyeusement cette tendance en refilant une grande majorité de vêtements ultra-genrés. J’ai failli décéder d’une overdose de rose à ma première visite aux rayons pour bébé fille !

Pour ne citer que des marques que je connais (et apprécie tout particulièrement) : chez Petit Bateau le rayon fille regorge de rose (j’aime pas le rose moi !), de nœud-nœud (argh), de petit col Claudine (berk) ou de liseré en picot (overdose). Chez Catimini, la marque de la féminité se situe dans les détails : avec du brillant ou de la tulle (ça décorera ma machine), elle se retrouve aussi jusque dans la composition du t-shirt : chez le garçon du 100% coton et chez la fille avec 5% d’elasthanne (je suppose pour mouler sensuellement le gracieux bidou de ma petite fille ? En tout cas c’est pas pour faciliter l’enfilement du vêtement sur un bébé rétif !)…20161018-lucie-fille-ou-garcon-03

Alors certes Lucie a quelques tenues avec des col Claudine, du rose, du brillant, du picot, de l’élasthanne, des fées, des robes, voir même des nœud-noeuds (re-argh !), à petites doses certaines tenues m’ont plu. Cependant je m’autorise allègrement à traverser la ligne symbolique du rayon garçon pour chourer leurs tenues ultra confortables avec de petits animaux ultra-mignons (des renards, des hippopotames, des ours, des chats !) et surtout je n’autorise personne à critiquer mon choix ! 20161018-lucie-fille-ou-garcon-05Faut-il s’habiller « en fille » pour être « une fille » ? Au fond, qu’est-ce que « une fille » ? Une personne en robe à nœud-noeud rose ? Un ADN contenant une paire de chromosomes XX ? Un ventre capable de donner la vie ? Une façon et une manière d’être ? Personnellement je ne sais pas quelle est la bonne réponse, je pense qu’il n’y en a a pas. Qu’il y a beaucoup de façons d’être « une fille » ou « une femme », mais qu’en aucun cas je n’accepterai que l’on bride ma fille à une seule.

Si ce pull avec des renards nous plait, si ce jean est plus pratique pour escalader à l’envers le toboggan, si ce bonnet en forme de chat lui va, elle pourra les porter. Ce n’est pas ça qui lui fera descendre une paire de testicules ou pousser une pomme d’Adam…Habillée "en garçon" vs "en fille"

Tout l’amour d’un Papa

C’était il y a déjà plusieurs semaines. Lucie avait demandé à se laver avec son père et ils jouaient sous la douche tandis que, assise à côté de la baignoire, je riais de bon cœur avec eux.

C’était une soirée comme les autres, comme celle de la veille et celle du lendemain, nous suivions l’immuable rituel du coucher de Lucie (bain-bib-repas-histoires-dents-dodo), jusqu’à ce que le Chti, dans un élan de son cœur, lui confesse un joli secret…20161126-tout-lamour-dun-papa-01 20161126-tout-lamour-dun-papa-02Doux Papa aimant et innocent qui n’imagine pas combien sa petite fille évoluera encore et trouvera étrange, à 14 ans, d’avoir pu réclamer à cor et à cri que son vieux papa partage son bain.

C’était un tendre message d’amour que j’ai conservé dans un coin de ma tête, me jurant un jour de le dessiner pour en garder une trace…20161126-tout-lamour-dun-papa-032

Je suis une maman ninja

Il y a deux sortes d’enfants : ceux qui dorment comme des bûches, où on peut démonter leur lit avec une tronçonneuse sans même les faire ciller dans leur sommeil, et puis il y a les autres, ceux qui se réveillent au fond de leur lit à peine la lunette des toilettes voisine entrebâillée. Lucie est clairement dans la deuxième catégorie…

J’ai très vite appris mille ruses de sioux et autant d’astuces de ninjas pour arriver à sortir de sa chambre une fois la bête endormie.

Au début je profitais de son incapacité à se redresser pour m’étaler par terre quand méfiante elle tournait la tête vers la porte lors de ma fuite, me cachant à l’ombre de son tour de lit, mais petit à petit, au fur et à mesure de son développement, sa chambre se transforma en un terrain miné dont je devais noter chaque danger dans une carte mentale…

Et plus ça grandit, plus les pièges sont nombreux et disposés aléatoirement : tortue Duplo traitre, Tut Tut Bolide en embuscade, poussette sournoise chargée de balles, …

À nos au revoir sur les quais glacés de la gare

Exceptionnellement pour cette semaine, il ne pleuvait pas, aussi j’étais sortie au parc avec Lucie pour défouler ma mini-monstre. Le froid rougissait le bout de son nez et ses petits doigts glacés étaient serrés sur les chaînes de la balançoire. Tandis que je la regardais se balancer, enfouie dans son manteau, mon esprit voyageait.

Ce froid dans mes os me rappelait les soirées avec son père sur le bord des quais déserts de la Gare du Nord, ces longues minutes à attendre l’affichage du train pour le Pas-de-Calais, pressés l’un contre l’autre à côté des tubes chauffants, le cœur lourd à l’idée de la séparation prochaine mais déjà tourné vers la prochaine fois…L'adieu sur le quai froid

Ma petite fille

Ce matin, avec Lucie, nous sommes allées tôt au lieu de rencontre parents-enfants de notre ville (maintenant qu’elle se lève tôt hein…).

D’habitude, nous y voyons des enfants de tout âge mais ce matin Lucie, du haut de ses 21 mois, était « la grande » (bon en vrai plutôt la plus âgée car il y avait un petit géant de 14 mois).

C’était une situation inhabituelle pour nous deux et je n’en ai que plus mesurer combien le temps avait fait son chemin chez nous et combien l’écart était grand déjà entre elle et eux.

Je suis bien consciente qu’elle est aujourd’hui une petite fille à part entière, avec ses envies, ses besoins nouveaux, et surtout avec son caractère qui se construit et s’affirme.

Je retrouve parfois encore un peu mon bébé, celle avec son rire en cascade, mon petit oeuf au creux de mes bras pour ses biberons, ou encore ma koala pot-de-colle dans les moments de grande fatigue.

Je ne regrette pas ce passé plein de doux souvenirs car je sais l’avenir plein de promesses pour nous, mais j’en savoure d’autant plus notre présent plein de bonheur à trois..

Je n’aime plus le changement d’heure

C’était un évènement de fin octobre que j’attendais avec impatience chaque année, un véritable marronnier dans les médias depuis ma plus tendre enfance : le changement horaire saisonnier !!!

Institué pour la France en 1916 une première fois, puis abrogé à la fin de la Seconde guerre mondiale, puis ré-institué en 1975 après le choc pétrolier en le justifiant par des économiesd’énergie. Finalement, en 1996, nous nous accordions avec toute l’Union européenne pour le réaliser le dernier dimanche d’octobre entre 2 et 3h, soit ce week-end en 2016.
J’avouais une très nette préférence pour le changement d’automne au changement d’été : comment ne pas se réjouir de cette heure bonus de dodo hein ?!20161021-avant-apres-changement-horaire-01Et puis je suis devenue Maman et d’un coup je me réjouis moins…20161021-avant-apres-changement-horaire-02Après je médis, je médis ! L’année dernière Lucie s’était très bien mise à l’heure d’hiver directement ! Oui-da ! Brave fille !!

Elle avait si mal dormi cette nuit-là qu’elle était totalement décalée… sur les nouveaux horaires ! Et moi en essayant de la rendormir au milieu de la nuit j’avais pu assister en #live au changement d’heure sur mon téléphone (on ne se moque pas, on se maintient réveillé comme on peut !)20161021-avant-apres-changement-horaire-03Autant vous dire que j’étais joie, surtout qu’on était en plein milieu d’une série de cambriolages dans notre résidence et que j’étais seule dehors dans la nuit avec ma poussette…

En attendant je vais poster cet article à 5h du matin… eh oui elle ne dort plus (et moi avec) depuis 2h maintenant…

Ça promet !