La belle dormante aux Bois Jolis

Le monde est cruellement injuste, même face au sommeil nous n’avons pas tous les mêmes chances : il y a celui qui dort comme une souche dès la tête posée sur l’oreiller et ronfle comme un tractopelle, puis il y a celui qui compte les troupeaux de moutons et se réveille brusquement et régulièrement dans la nuit sans aucune raison apparente.

Chez nous la répartition des rôles est très claire : je suis la bûche et le Chti est le pauvre hère qui décompte les minutes avec son réveil. Cela ne m’empêche pas pourtant d’être celle de corvée les nuits pour Lucie, et pour Plume avant. Mettre des croquettes, aller faire un biberon, bercer et rendormir bébé trente-six fois au creux de la nuit : pas de soucis !

Vous voulez connaître mon secret ? En réalité je ne me réveille pas ! Car si je m’endors très vite, je suis très très longue à émerger complètement et cela donne apparemment, les matins difficiles, un spectacle pitoyable qui fait toujours rire mon adorable et compatissant mari…Réveil difficileMon mari aka l’homme qui sait me mettre en valeur…20160930-reveil-difficile-bonus-defCet homme est de pur mauvaise foi ! Réveil difficile

C’était une belle journée pour mourir

Une sieste partagée dans le creux de l’après-midi avec sa Lucie, une sortie par une belle journée d’été dans le jardin avec le pot de pomme-fraise servi sur place,  une cachette sous un arbre pour observer Lucie et les autres enfants jouer, courir à mes côtés pour rentrer à la maison. Puis le caillot. L’arrêt cardiaque. La mort.

Oui c’était inévitable, oui il n’y a pas mort d’homme, oui c’était une belle mort sans souffrance, oui il a eu une belle vie, oui il y a dans le monde d’autres morts encore plus injustes, car oui la vie et la mort sont inextricablement liés et, après tout, je dois ma vie à un décès. Mais cela n’empêche qu’il va terriblement me manquer, que Lucie pendant longtemps le cherchera et me crèvera le cœur à chaque fois.

Je me disais justement qu’il fallait que je la filme en train de lui dire bonne nuit, c’est tellement mignon, que je refasse un article ou j’explique combien il est formidable avec elle, un vrai grand frère poilu.

J’ai tellement du mal à réaliser que c’est fini, pour toujours. La maison me semble déjà si vide sans lui. Je me sens si seule sans lui.

C’était 11 années formidables, 11 années ensemble durant lesquels il a vu la femme que je suis se construire.

Tu vas tellement me manquer mon Plume, ma bouboule, mon petit amour.

« Au revoir » *smack*
Sa dernière nuit avec Lucie

Une pause au milieu des simples du Prieuré de Locmaria

Dans les derniers jours des vacances, j’ai voulu emmener le Chti à Quimper visiter les ateliers de la faïencerie Henriot, cette grande maison d’art dont j’utilise au quotidien des objets depuis belle lurette.

Si la visite des ateliers a été intéressante, si la visite de la boutique a été comme Noël en milieu d’année pour la pourrie-gâtée par son Papa et sa Maman que je suis, elles ont été un peu longuettes pour la gentille Lucie que j’ai gardé dans mes bras tout du long. Mesure préventive dirons-nous, nous connaissons tous l’histoire de l’éléphant dans le magasin de porcelaine, je voulais éviter celle de la Lucie dans le magasin de faïence !Une Lucie dans un magasin de faïencerieAutant vous dire qu’à la fin, non seulement Lucie avait faim, mais elle avait surtout besoin d’une petite pause pour elle, à se défouler et jouer, avant d’enchaîner sur le musée de la faïence à côté.
Maman prévoyante, j’avais au préalable remarqué sur le plan de la ville que nous serions juste à côté d’un « jardin remarquable ». Aussi, bébé et son repas sous le bras, je m’y suis engouffrée bille en tête. Ce que je n’avais pas anticipé en revanche, c’est qu’en franchissant le pas de cette porte, j’allais réaliser un saut dans le temps qui me charmerait totalement !20160817_prieure-locmaria_22Le jardin du prieuré de Locmaria est, les apparences sont trompeuses, une œuvre très récente : il ne date que de 1997 ! Contrairement à l’église et au cloître que l’on aperçoit derrière ses murs qui remontent eux aux XIe et XVIIe siècles.20160817_prieure-locmaria_18Construit dans l’esprit des jardins conventuels de la période médiéval, il reprend les codes des jardins du temps d’Anne de Bretagne : c’est-à-dire un jardin clos regroupant toutes les plantes utiles à l’humain (pour soigner, habiller, nourrir, pour le corps ou l’âme) dans un plan ordonné, mêlant symboliques sacrés et utilité profane.20160817_prieure-locmaria_20Au cœur de cette longue bande de 1700m², le jardin marial (une tonnelle fleurie de roses blanches et lys) et, sous une pergola, la fontaine de vie dont l’eau vive coule en 4 points, rappel symbolique des quatre points cardinaux et des quatre fleuves du Paradis…20160817_prieure-locmaria_07 20160817_prieure-locmaria_08

Toutes les plantes disposées dans des carrés bordés de bois, de plessis ou de pierres n’étaient pour Lucie qu’un immense terrain de jeu au milieu duquel elle pouvait courir librement…20160817_prieure-locmaria_04 … ou se dissimuler en pouffant de rire… 20160817_prieure-locmaria_03Si elle s’est très peu arrêtée sur les panneaux pédagogiques ornant les parterres et nous indiquant les noms (parfois si imagés) des plantes d’alors, il y en a une qui a retenu son attention. La coïncidence était trop drôle pour ne pas être soulignée : 20160817_prieure-locmaria_05 20160817_prieure-locmaria_06Mais de tous les jardin, c’est définitivement la rigole de la fontaine qui l’amusa incroyablement…20160817_prieure-locmaria_11 20160817_prieure-locmaria_12Elle allait d’un côté à l’autre de la rigole, se penchant pour toucher l’eau vive et tentant d’enjamber bravement le vertigineux gouffre à ses pieds…

Dans la tête de LucieC’est presque à regret que nous sommes repartis de ce jardin, mais le musée des faïences nous attendait !Au jardin du Prieuré de Locmaria de Quimper

18 mois après

Cela fait plus de 18 mois que Lucie est née (en réalité 19 mais j’ai mis un mois pour finaliser cet article) et j’ai aujourd’hui parfaitement endossé mon rôle de maman, ce statut qui me semblait si étrange les premiers jours. Je suis maintenant la maman aguerrie et entraînée d’une véritable petite fille. J’ai développé de nouvelles compétences insoupçonnées : je sais, au toucher, à quel stade de la poussée dentaire une gencive est, à l’odeur je connais d’avance la couleur du contenu de la couche, et d’ailleurs à la tête de Lucie je devine quand elle est en train de pousser (oui être mère c’est comme être enceinte : c’est glamour, surtout en photo !).

Petit cucul

J’ai durant ces mois appris à relâcher la pression, à être beaucoup plus cool, j’ai appris à lui faire confiance tout simplement. Tant pis si cela demande de se casser le dos pendant deux mois, le temps qu’elle apprenne à marcher seule, tant pis si pendant des mois je dois l’accompagner dans son sommeil pour calmer ses peurs nocturnes, tant pis si elle ne mange pas équilibré tant qu’elle a suffisamment d’énergie, tant pis si elle est trop gentille face à des enfants agressifs, elle apprendra à se défendre plus tard. Pour le moment, je suis là pour elle et lui apprendre à être autonome.
Je ne serais jamais parfaite en tant que Maman, pas assez ci, trop ça, … Elle ne sera jamais une petite fille parfaite, pas assez ça, trop ci, … Par contre, elle sera toujours ma petite fille chérie et moi sa Maman.

Petite Chaperon Rouge dans les Bois Jolis

Régulièrement on me conseille de « prendre plus de temps pour moi », que c’est « primordial pour mon équilibre personnel », que je ne dois pas « me perdre dans ce rôle » de maman. Parfois, j’avoue , oui j’ai envie d’une pause, de pouvoir aller aux toilettes sans qu’elle ne vienne me mettre de la crème solaire sur les genoux, de me coucher en sachant que la nuit sera sans réveils impromptus plus ou moins nombreux et/ou longs. Sauf que chaque jour Lucie grandit et gagne en indépendance, un jour elle partira sans se retourner, alors d’ici là je profite de tous les instants pour ne pas avoir de regrets plus tard. Elle est ce qui importe le plus aujourd’hui.

20160809-lucie-plage

Et il faut reconnaître que la période actuelle est très sympa ! Elle est loin la couveuse de néonat’, la période des coliques inconsolables, la frustration d’un corps-prison ! Lucie profite de la vie de toute son énergie : elle court en s’émerveillant des fleurs, des animaux, des cailloux, bref de tout ce monde qui l’entoure ! Elle monte et redescend dans un ballet sans fin les toboggans, s’accroche farouchement à sa balançoire pour s’envoler un peu plus vers le ciel à chaque poussée, tourne sur le tourniquet à en perdre la tête et à en rendre malade les plus grands, dribble avec sa balle en la poussant de plus en plus loin, … Une vraie petite fille pleine de joie !

Mamzelle joie de vivre

Si elle nous comprenait depuis belle lurette et obéissait à des ordres simples (« va chercher tes chaussures », « met ton chapeau », « range ton livre », …), depuis mai elle sait enfin se faire comprendre de nous, au-delà de « Papa » et « Maman ». Elle peut dorénavant nous dire « oui » (en hochant affirmativement des fesses) et surtout « non » (en secouant la tête et disant d’une petite voix ferme  » ‘e veux pas »).
Elle n’a pas choisi la voix facile pour s’exprimer en se mettant aux phrases directement (« Papa viens m’ouvrir la porte », « après je veux faire ça », « Maman viens me voir ») au lieu de procéder mot par mot, cela tient encore pas mal du décryptage de linéaire A, mais elle qui était muette et très silencieuse, au point de surprendre les gens qui la rencontraient, sait maintenant se manifester.

Et Lucie devient bavarde !

N’allez pas croire que tout soit rose, si avec la chaleur elle s’est mise à demander « à boire » et à goûter l’eau, elle ne se nourrit que de son lait ou bien d’un yaourt nature Danone, de pain, de riz, de pâtes (de blé ou de légumes), de petit pois, de jambon, de tortilla, parfois d’une compote de fruits (de préférence fraise ou framboise). Mais pour nous, c’est déjà un progrès incroyable ! Et nous savons qu’un jour peut-être elle croquera gaiement de ses 14 dents la tomate qu’on lui présentera, ou ce morceau de banane, plutôt qu’aux Chocos® de Papa !

Lucie mange... des Chocos

Le sommeil est un autre point noir, elle qui dormait si bien a perdu toute régularité avec la marche et les dents. Après avoir passé des nuits à la regarder s’entraîner à la marche pendant 3h dans notre couloir, je l’ai vu jouer pendant 3h dans sa chambre paisiblement au milieu de la nuit, puis se réveiller toutes les 2h en hurlant paniquée, puis de juste vérifier aux alentours de 4h que je suis toujours dans les parages avant de retomber dans le sommeil du juste. Dans tous les cas, je dois être maintenant présente dans un coin de sa chambre le temps de l’endormissement, pour la rassurer. Cela peut prendre quelques minutes comme deux heures.

Dorquoi ?

Je n’ai plus décidé de lutter contre ce que certains appellent de « mauvaises habitudes », je pense qu’en lui laissant le temps, d’elle-même, elle prendra de « bonnes habitudes ». D’ici là je l’accompagne de mon mieux et savoure chaque petits cadeaux qu’elle me donne, sourit à la voir trépigner quand son père rentre, fond à la voir bisouter son chat chaque soir avant le coucher.

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Visite à la ferme Océ’âne

Lucie est, par la force des choses, une fille de la ville – les vaches ne courent pas les champs à Versailles ! Si nous avons la chance d’avoir à proximité de nombreuses forêts ou des espaces verts herbés qui ne feront pas non plus d’elle qu’une fille du bitume, les fermes à proximité sont des fermes conçues principalement pour l’amusement d’une reine ou celui des enfants. Des fermes Disneyland en quelque sorte (mais c’est toujours ça !).

Pendant nos vacances, nous avons testé un autre type de ferme en emmenant Lucie à celle d’Océ’âne, dans le hameau de Keraël. Je les connaissais à l’origine pour leur location d’ânes comme bêtes de somme pour les randonneurs mais un petit entrefilet dans le Télégramme avait attiré l’attention de Mamie Nilou en mentionnant une ferme ouverte. Aussi un matin avant que le jour ne soit trop chaud, nous y avons emmené Lucie qui, dès la sortie de la voiture, a brait en reconnaissant les ânes !

Dans cette ferme, contrairement aux versaillaises que je connais, le bon sens est maître sur l’esthétique : les porte pour accéder aux différentes parties ont toutes un système d’attache différent (plus ou moins bricolés mais surtout efficaces). Les animaux sont à l’ombre des arbres, leurs abris sont pour certains des tôles ondulés surélevés, des toiles tendues, un ancien roof de bateau surélevés, … Du bric et du broc costaud et fonctionnel.

Certains animaux se promènent même tranquillement hors de leur espace réservé, empiétant même pour les canards sur la partie camping ! Lucie qui aime tant les animaux a été gâtée et a pu caresser un lapin et une petite chevrette qui est venu lui renifler les mains ! Et moi j’ai pu gâtifier devant une portée de petits canetons tout juste sortis de leur coquille durant la nuit !

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Le petit Ragnagna illustré (F.A.Q.)

wp-1468100220700.jpgJe vous avais proposé, dans cet article posté il y a quelques jours, de répondre à vos questions afin de me présenter aux nouveaux venus sur le blog ou les réseaux sociaux. Voilà mes réponses en 12 points !

LE DESSIN

Gaëlle Z. : Qu’est ce qui t’a donné envie de te mettre aux dessins ?
Cari : D’où t’étais venue l’idée de dessiner ?

Comme tous les enfants du monde j’ai gribouillé avant d’écrire, sans réel talent et sans passion chevillée au corps. Très vite mes talents se sont limitées aux heures obligatoires des cours d’arts plastiques. Ado, je me rappelle d’avoir régulièrement baver devant les réalisations de mes amis en bac Arts Appliqués. J’aurai aimé en être mais je dessine vraiment trop mal pour y faire carrière ! J’ai cependant été immergé dans cette univers de l’illustration avec les très nombreuses et variées BDs de la bibliothèque familiale
En 2006, l’envie m’a soudain prise de raconter une anecdote : j’avais fait une purée Mousline ! Depuis l’envie n’est plus partie et petit à petit je m’améliore (je partais de loin !).

De Bulles en Aiguilles :  Je me demande toujours comment tu dessines (enfin le matériel hein parce que sinon la réponse est « super bien »)

En pratique, je suis limite fétichiste de mes outils de dessin du début, je n’en ai pas changé depuis et j’utilise donc ce que j’avais pu dégoter alors : mes anciennes feuilles de classeur A4, restant de mes cours de géométrie, un roller noir de Stabilo pour encrer, un critérium et une gomme blanche. Il y a quelques années je me suis mise au coloriage avec les feutres Promarker de Letraset que je n’utilise pas du tout à leur pleine capacité mais qui me comblent totalement.
Il fut un temps, je faisais toujours un brouillon de mon dessin pour tester la mise en page, les mimiques. Aujourd’hui, le temps manquant, je note rapidement où je peux mes idées et je me lance directement dans le dessin en lui-même. D’abord au crayon à papier, puis je repasse les traits au noir, viens ensuite mon moment détente préféré avec le coloriage avant finalement la phase qui m’ennuie le plus où je scanne la feuille et redécoupe l’image sur Photoshop.

***

◘ POURQUOI DESSINER DES ANIMAUX ?

Cari : et pourquoi des animaux?
Stéphanie comme si : pourquoi notre fille est elle une petite renarde sous ta plume et toi une souris?
littlekororo : Pourquoi une souris comme avatar ? 🙂

Tout simplement parce que je n’arrivais pas à me dessiner en humaine ! Le corps fini j’ai raturé, gommé, effacé, puis j’en ai eu marre alors j’ai fait une tête de souris ! La fois d’après je faisais juste un corps ovale, m’insporant des personnages comme Cubitus et c’était parti.

J’ai choisi la souris car j’y trouvais une affinité avec moi (même si j’aurai préféré être un chat, ça en jette plus). J’ai souvent souhaité être une petite souris dans mon trou !

Le choix de l’association d’un animal à une personne est souvent le résultat d’une réflexion entre ce que je me sens capable de dessiner et la personnalité de la personne. C’est comme cela que l’on se retrouve avec des familles un peu folko !!

Dans le cas de Lucie, le choix a été arbitrairement pris au cours de la grossesse : je trouvais ça mignon un renard pour mon fils et je me sentais capable de le dessiner !

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◘ POURQUOI AVOIR UN BLOG ?

Gaëlle Z. : Qu’est ce qui t’a donné envie d’ouvrir un blog ? Et une page Facebook ?

J’ai voulu me lancer sérieusement dans le blog pour ajouter une ligne sur mon CV, voir ma carte de visite. Le but était purement professionnel, je voulais utiliser mon temps libre dans la recherche de mon premier emploi pour améliorer mes compétences web.

Mais cela me motivait tellement pas ! J’avais une idée et un concept mais clairement j’étais plus motivée par un déversoir de mes humeurs et histoires, un blog pro sur le web s’appelant Ragnagna, quelle idée franchement ?!

La page Facebook a été créée un an après le blog, uniquement pour prévenir des mises à jour du blog, un simple outil pour la veille de mes lecteurs. Puis avec l’arrivée de mon Instagram et la naissance de Lucie il a aussi pris un aspect photo. Je crois même maintenant que les gens sur FB attendent plus de voir des photos que des articles ou des dessins…

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◘ IDENTITÉ ET PSEUDOS

Astrid A. O. D’A. : C’est quoi ton vrai prénom ?
lolarsenburger : Pourquoi Ragnagna ?
gallibulle : Pourquoi Aki comme surnom dans la vraie vie ? Un rapport avec ton prénom ?

Mes identités ont longtemps été multiples, mon vrai prénom me déplaisait beaucoup car trop long et un peu connoté snob, donc je me cherchais un surnom. En 2001, Aki a remporté la bataille après que je l’ai découvert dans le film Final Fantasy : Les créatures de l’Esprit. J’aime sa sonorité brève et claquante, à l’opposé de mon vrai prénom.

Ragnagna est venu plusieurs années après : j’ouvrais sur le jeu S4 League de multiples double-comptes et j’ai vite manqué d’imagination pour un pseudo. Or, il se trouvait que j’avais mes règles, donc j’ai tapé « Ragnagna ». Ce que j’ai vite apprécié avec ce pseudo a été les réactions qu’il provoquait : des interpellations outrées et choquées, des filles me disant que je ne pouvais être qu’un garçon pour avoir choisi ce pseudo, etc. Le côté poil à gratter et tabou me plaisait énormément, sans fard et brut, comme moi !

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◘ LA PHOTO

Gaëlle Z. : Qu’est ce qui t’a donné envie de te mettre à la photo ?
Elodie F. : Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la photo?

Cette question là m’a vraiment interloquée, je n’aurai jamais pensé à y répondre par moi-même ! Déjà parce que je ne considère pas « faire de la photo », j’utilise juste le super appareil photo du Chti. Ensuite parce que la photo m’est venue naturellement dès l’enfance, contrairement aux dessins, j’ai toujours pris (trop) de photos ! Je n’ai pas un talent exceptionnel ou des compétences techniques élaborées mais dans le lot il y en a toujours une avec un résultat qui me convient ! Heureusement que maintenant je suis moins limitée que du temps des pellicules…

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◘ PLUS PERSONNELLEMENT

Nat A. : Quel est ton rêve de vie?
Mumnours : Quel âge aura tu le 25 ?
Lorraine : Quelles études as-tu faites ?

On va commencer par le plus simple : sur le CV j’ai fait un bac ES, échouée (dans tous les sens du terme) en Hypokhagne, enchaîné avec beaucoup plus de bonheur sur une licence d’Histoire option géo, avant d’empiler deux masters en entreprise puis en com et journalisme. Aujourd’hui ce sont mes 30 ans, et comme m’a dit mon grand frère : « a geek never grow old. He will level up ⬆ ».

Pour la question de Nat, « quel est ton rêve de vie » j’ai juste envie de savoir si elle souhaitait me refiler une crise existencielle ?! J’ai pas à proprement de rêve de vie. Dans ma rêves je souhaitais juste trouver l’amour, avoir une descendance, garder mon petit chat avec moi et aller le plus souvent possible dans mon petit paradis breton. Pour le reste je m’adapterai à ce que la vie m’apportera !

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◘ AVEC LE CHTI

Maman-Tout-Terrain : Comment as-tu rencontré ton Chti ?
Tamia : Depuis quand êtes-vous mariés avec le Ch’ti ?

J’avoue que j’ai raconté notre rencontre sur le blog des centaines de fois (ici pour nos 10 ans de rencontre, ici pour nos 10 ans de couple, …) ; mais je suis ravie de pouvoir la raconter à nouveau !! C’est une des clés de voûte de ma vie, autant que ma naissance ! Et puis je suis vieille maintenant, j’ai le droit de radoter !

J’ai rencontré le Chti à la rentrée 2004 sur un jeu vidéo en ligne. Je débutais totalement et me suis perdue en me promenant dans cet univers virtuel. Un PNJ agressif (c’est-à-dire un personnage non joué par un joueur qui agresse automatiquement les joueurs passant à sa portée) d’un niveau bien supérieur à moi m’attaqua. Le combat était perdu d’avance, le débat était plutôt sur si j’allais survivre à un tour ou mourir dès le premier coup quand un autre joueur entra dans le combat et me sauva de ma mort certaine.

Gentiment il me proposa de le suivre et de m’aider tandis qu’il coupait son bois. On a gardé le contact dans le jeu et petit à petit nous nous sommes liés d’amitié, il m’a emmené sur d’autres jeux avec lui, nous avons passer de grandes soirées ensembles à papoter par écrit ou par oral (grâce à MSN, TeamSpeak ou le naissant Skype) jusqu’à fin juin 2005 où pris d’une révélation un matin il me déclara sa flamme. Quelques jours après, il venait sur Paris me rencontrer en vrai pour la première fois et confirmer physiquement notre complicité.

En 2008 ses études terminées, il me rejoignit en Île-de-France où je terminais mes études et on emménagea avec Plume dans notre premier appart, un petit studio versaillais pas loin du parc. Nous y avons creusé notre nid, fait notre premier grand voyage, trouver nos premiers boulots, construit notre vie. En octobre 2012, il m’a demandé en mariage, un an après nous nous marions, partions en Nouvelle-Zélande pour notre lune de miel. En 2014, nous avons enchaîné avec l’achat d’un appart pour quitter notre douillet petit studio et je tombais enceinte d’une petite fille qui est née le 26 janvier 2015… (on fait tout les 26 oui !)

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◘ « IL EST POUR QUAND LE DEUXIÈME ? »

Lorraine : Combien d’enfants voulez-vous avec le chti?
leblogdekimie : La question relou des grands mères : il est pour quand le deuxième ? 😉

Le dessin est très explicite, avant 3 enfants me semblaient le chiffre idéal, comme moi et mes frères, ou le Chti et ses sœurs. Je n’aime pas l’idée d’un enfant unique moi qui ai tant apprécié avoir mes deux frères et je pense que Lucie aimerait avoir une fratrie vu comment elle colle déjà son « frère-chat ». Après vu comment j’ai détesté être enceinte, vu comment la naissance a été pas rigolote, comment avec juste une enfant j’ai l’impression d’être sous l’eau, l’envie de rempiler est là mais avec des warning partout. Surtout que je veux pas non plus un écart d’âge trop petit ou trop grand. Et cerise sur le gâteau, le Papa doit être consentant (si si c’est mieux)  et lui qui a encore plus mal vécu la naissance que moi est encore plus récalcitrant…

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◘ BOULOT20160724-qa-travail

Lorraine : Est-ce que cela te manque de ne plus travailler?
Maman-Tout-Terrain : Quel métier fais-tu?

Alors je suis actuellement une poule de luxe entretenue par son généreux et aimant mari, alanguie sur mon canapé toute la journée. Enfin ça c’est dans l’imagination de certains comme mon ancien patron. Autrement ayant un enfant adorable mais assez tonique et demandeur, je passe mon temps à lui courir derrière et à essayer d’en faire une chic nénette droite dans ses bottes et heureuse dans ses baskets !

Le boulot ne me manque pas du tout, j’ai la chance de pouvoir voir ma fille grandir et évoluer, de pouvoir lui rendre la vie belle. C’est une chose qui n’arrive qu’une fois dans une vie, j’en ai la possibilité et je ne manquerai ça pour rien au monde. En revanche j’avoue que certains trucs du boulot parfois me manquent : comme mon temps de lecture au calme dans le train pendant les transports ou la possibilité incroyable d’aller aux toilettes seule et quand j’ai besoin, sans avoir mon patron jouant avec la porte, me demandant de lui mettre la crème solaire voir carrément sur mes genoux en train de vider le rouleau de PQ !

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◘ SON PRÉNOM20160724-qa-prenom-lucie

Maman-Tout-Terrain : Si Lucie ne s’était pas appelée Lucie, quel prénom auriez-vous choisi ?
Tamia : Pourquoi Lucie comme prénom pour ta fille ?

Nous galérions sur les prénoms de garçon quand nous avons appris que finalement c’était une fille. Changement de catégorie et un choix d’un coup qui nous plaisait beaucoup plus ! Nous avons fini par sortie une petite liste et noter les idées. Nous étions d’accord pour un prénom court et des plus classiques, surtout pas original (contrairement à la tendance générale).

Nous avons crée une petite liste d’idées au jeté en feuilletant le livre le soir allongés dans notre lit, les prénoms anglais me plaisaient particulièrement contrairement au Chti. Puis Lucie a été émis et l’idée m’a très vite plu. Les sonorités douces, le côté lumineux, le clin d’œil à nos deux grands-pères Lucien, un vrai petit coup de cœur qui se confirme chaque jour.

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◘ PLUME

20160724-qa-cigogne-plumemartine27 : Comment Chat Plume est-il arrivé dans ta vie ?

Merci Martine pour cette question qui m’a ravie !!! Je ne peux pas parler de moi sans parler de mes chats !!! Plume est arrivé chez moi grâce à la petite chatte sauvage qui a mis bat dans une ferme près de chez mon grand-père, après un intense lobbying auprès de mon père de ma mère et de mon grand-père, moi qui voulait un chien-loup, j’ai eu un chat ! Mon premier chat. Mon Lenwë. C’est ainsi que les chats sont entrés dans ma vie.

À Noël 2004, j’ai perdu Lenwë, il allait avoir 5 ans, crise cardiaque. Inconsolable, un nouveau petit chaton est arrivé dans ma vie, un beau chartreux qui est décédé 6 mois après durant la nuit chez le vétérinaire, malformation des reins. Le moral était pas au super beau fixe et je partais à Berlin avec ma classe quand ma Maman apprit qu’une portée de chatons était à donner chez le curé du village voisin. Un seul petit mâle restait de disponible, un petit chaton noir et blanc. Depuis une pièce délabrée de mon hôtel j’ai décidé de l’appeler Plume, comme l’ours polaire héros du livre pour enfant. 11 ans plus tard il est toujours présent avec moi, à supporter stoïquement les attentions maladroites de ma fille et copain comme cochon avec le Chti.

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◘ DE VOUS À MOI

Alice_in_westfalen : Tu viens quand en Allemagne ?
Stéphanie comme si : envisages tu de tenter de vivre de ta jolie plume ?
Silly Billy Lily : Est-ce-que le Chti travaille sur Paris ?

Promis toutes les 3 je vous répondrai personnellement, mais j’ai pas eu autant de temps que nécessaire. Je me dépêche de vous faire un dessin pour vous aussi !