Maman, tu lis ?

Les livres font partis de mon univers depuis ma naissance, s’il y a bien une seule de mes passions que je voudrais que ma fille attrape, c’est bien celle-ci…

Bébé, enfant puis ado, j’ai passé de longues heures sur mon lit la tête plongée dans un bouquin, rêvant et imaginant ces mondes alternatifs, riant à des situations abracadabrantes ou pleurant la mort de mon héros préféré…20160515-avant-apres-maman-lecture_01Avec la vie active, mes heures de loisirs se sont réduites drastiquement. Heureusement mes nombreuses heures de transports hebdomadaires me permettaient toujours d’apaiser ma soif de lecture quotidienne.

Puis Lucie est née. Du jour au lendemain mes lectures en cours ont radicalement changé : si mes bouquins se sont mis à prendre tristement la poussière sur mes étagères, je n’ai pour autant jamais autant lu les mêmes livres que depuis sa naissance…20160515-avant-apres-maman-lecture_02Moi qui n’ait jamais retenu une poésie ou une comptine, je peux vous réciter par cœur ses trois livres préférés (« Petit Ours Brun aime les bisous », « Chu’s day », « Le premier livre de bébé »). Je n’arrive péniblement à picorer pour moi que quelques lignes de mes magazines durant les siestes hypothétiques de Lucie, depuis le petit coin.

Voilà qu’elle était ma situation au moment des premiers dessins de cet article… Moment où, tout à coup, je pus en une semaine avaler plusieurs centaines de pages ! Joie immense ! Bonheur intense !Avant / Après Maman lecture 03Par contre, à l’heure actuelle, c’est mon sommeil qui me manque un peu beaucoup à la folie…

Être jeunes parents, un travail de funambule

Aujourd’hui cela fait deux semaines que Lucie a perdu totalement son rythme. Les nuits chaotiques sont revenues accompagnées de leurs comparses les pleurs nocturnes.

Les vacances l’ont perturbée, ses quatre premières molaires finissent de percer, une de ses incisives manquantes semble se pointer, son nez est chargé, elle a une très légère fièvre, sans bon repos elle est vite fatiguée, elle entame le babillage et on dit souvent qu’une évolution provoque une régression, …

Les raisons ne manquent pas et on essaye de l’accompagner de notre mieux vers son futur nouveau rythme. Fatigués, nous tâtonnons et doutons sur les choix à prendre, et plus que jamais nous avons l’impression de marcher sur un fil…Être maman, un travail de funambuleMais malgré ça, elle reste cependant une chouette petite fille…Ma chouette nenette

Voir la mer

Une grossesse change une femme plus profondément que de simples cicatrices sur le ventre. Certaines d’un coup deviennent frileuses, d’autres le sont soudainement moins, certaines voient leur perception du goût changer, d’autres deviennent plus sensibles au tournis. Chaque femme et chaque corps réagissent différemment mais je crois que nous sommes beaucoup à avoir ressenti une différence.

Dans mon cas, avec la grossesse de Lucie, j’ai perdu tout contrôle sur ma vessie et mes glandes lacrymales…Merci Juju pour ce voyage

Bib’ ou sein ? Mais de quoi je me mêle ?!

Il y a un thème que je savais tabou et extrêmement polémique sur la blogosphère des mamans. Je le savais avant même d’être enceinte, ayant entendu depuis mon petit coin de la blogosphère les clameurs de batailles féroces. C’est un sujet qui soulève immanquablement une levée de boucliers de militantes acharnées et intarissables. Faut-il allaiter au sein ou nourrir au biberon ?

J’en suis, je dois l’avouer, toujours rester loin, ayant comme principe que c’est à chaque parents de prendre cette décision et que ce choix doit être respecté de tous.
Lors de ma grossesse, mon choix a été dès le début le biberon. Car je ne me sentais pas à donner le sein, que j’ai moi même été élevée au biberon, que je rêvais de voir le Chti donner le biberon à notre enfant, etc.

Puis, je suis devenue maman et ce fut à mon tour de découvrir les pressions exercées sur la nouvelle mère, ces petites remarques dites l’air de rien, ces petites phrases acerbes qui font peur, ces mots blessants égrainés au vent et qui touchent parfois.

Dans les premiers mois de vie d’un enfant, la question de l’allaitement revient immanquablement et j’ai appris au fur et à mesure à envoyer paître les critiques comme à rire des réactions ubuesques que ma réponse pouvait provoquer…Bib ou sein ? Mais de quoi je me mêle !Bib ou sein ? Mais de quoi je me mêle !Bib ou sein ? Mais de quoi je me mêle !Bib ou sein ? Mais de quoi je me mêle !

J’ai mis du temps avant d’avoir les épaules assez larges pour subir cette pression calmement. Je me souviens de ces premiers mois de tâtonnements et de doutes quand je luttais sur mes biberons, entre grumeaux et tétines refusées, Internet ne me proposait que des réponses pour l’allaitement, je me sentais si dépourvue.

C’est pourquoi, quand Alice m’a parlé de son envie d’écrire un coup de gueule sur ce débat biberon vs allaitement, je lui ai proposé spontanément de lui faire des illustrations, manière pour moi aussi de m’exprimer sur ce sujet, sans avoir à poser de mots justes.
Je vous invite donc à lire ma modeste contribution à ce grand débat directement chez Die Franzoesin !

Amoureuse, toujours

Ce matin je me suis réveillée amoureuse, toujours. Que ce soit à 4h quand j’ai dû me lever pour nettoyer le vomi de Plume et qu’à mon retour sous le drap, il est venu, assoupi, me prendre dans ses bras pour me serrer contre lui, ou à 8h du matin quand Lucie m’a appelée pour le biberon du matin et qu’il était déjà parti, en catimini, pour le travail.

Pourtant nous sommes plus fatigués qu’à nos vingt ans, plus soucieux aussi avec les responsabilités qui se sont accumulées depuis la naissance de Lucie. Il a fallu construire un nouvel équilibre à trois, le temps pour nous s’est réduit comme peau de chagrin et nous traversons chaque évolution de Lucie comme un grand huit : des coliques à ses sourires et câlins, des dents à ses premières fois.

Il a fallu également que je m’habitue à ne plus être l’unique reine du cœur de mon Chti, il y a maintenant une concurrente de taille ! Cette petite princesse qui le fait sourire dès qu’il franchit le seuil de la porte le soir, chassant de son cri de joie tous les nuages du travail.Lucie au pays des merveilles

Mais notre moment à nous, ma dose de Juju nécessaire pour une journée, c’est le soir, c’est la nuit. C’est papoter ensemble tandis qu’on se lave dans l’eau gelée du bain de Lucie, trois heures après elle. C’est avoir un gros fou rire en constatant que, tandis que nous nous lavions, Plume avait vomi sur notre couette (et à ma place) avant d’aller se coucher l’air mi-penaud, mi-désolée au pied du lit (oui deux fois dans la même nuit, vive la saison de la mue). C’est se battre en pouffant pour savoir qui aura à ses pieds la partie de la couette avec ce doux parfum millésimé 2016 « thon en croquette ».

Merci mon Ju d’être là pour moi, pour nous.En famille

« Les filles sont plus calmes que les garçons »

Ça ne vous a pas échappé, je suis la maman d’une petite fille. Et en tant que maman de petite fille, il y a une phrase que j’entends très régulièrement de la bouche de mamans de garçons regardant un peu catastrophées leurs enfants courir et se dépenser : Les filles sont plus calmes que les garçonsJe dirais même que je suis plutôt sûre que cette idée-reçue est une belle ânerie ! Ou alors que quelqu’un mette au courant mon modèle XX à moi que le gêne casse-cou est uniquement sur le chromosome Y !Les filles sont plus calmes que les garçonsEn revanche il est vrai qu’un garçon sera moins « bridé » dans son enthousiasme et plus valorisé pour son énergie qu’une fille qui se doit d’être belle et propre sur elle plutôt qu’active.Les filles sont plus calmes que les garçonsAu fond calme ou tornade, selon moi, c’est d’abord une affaire de caractère (tempéré ou non par l’éducation) avant d’être une affaire de sexe.

PS : une image bonux se cache sur cette page de mamzelle c’est-trop-fun-debout-sur-le-porteur

Déclarer ses impôts ou de la complexité de la probité

Avril a sonné, c’est donc la chouette saison de la déclaration au fisc ! En effet, je fais partie de la joyeuse bande des petits chanceux qui payent des impôts depuis plusieurs années maintenant. Un grand moment qui, depuis le début et toujours, m’angoisse terriblement ! Reine de la procrastination en temps normal, pour les impôts je fais de l’anti-thévenouïtte aiguë en réglant immédiatement dès réception afin d’éviter tout retard.

Il faut reconnaître que cette année les impôts débutaient bien : après 2 années de lutte, notre nouveau nom de famille était enfin correct, pour tous les deux !! Inespéré ! Je commençais sérieusement à douter et à me demandais si je n’allais pas abandonner, surtout après que les impôts se soient mis à changer mon nom de naissance ou que la banque m’ait envoyée une fin de non-recevoir « parce que le logiciel ne peut pas changer le nom de famille des hommes » (moderne le logiciel…). Je n’y croyais plus !Télédéclarer ses impôts

C’est pourquoi hier, une fois mes corvées quotidiennes réalisées et après avoir vérifié que Lucie était toujours profondément endormie, j’ai pris mon courage à deux mains, une trèèès graaande inspiration de zénitude et je me suis connectée sur le site impots.gouv.fr.Télédéclarer ses impôtsEt là, malgré les riantes patates de Monsieur Vidberg, très vite, je me suis retrouvée noyée sous un jargon auquel je ne vois goutte, avec la grosse impression de rater des choses après une année 2015 chargée entre salaires, naissance, congé maternité, congé parental, chômage et auto-entrepreneuriat balbutiant…Télédéclarer ses impôtsTélédéclarer ses impôtsBref, j’ai télédéclaré mes impôts. Enfin… je crois !