Visite à la ferme Océ’âne

Lucie est, par la force des choses, une fille de la ville – les vaches ne courent pas les champs à Versailles ! Si nous avons la chance d’avoir à proximité de nombreuses forêts ou des espaces verts herbés qui ne feront pas non plus d’elle qu’une fille du bitume, les fermes à proximité sont des fermes conçues principalement pour l’amusement d’une reine ou celui des enfants. Des fermes Disneyland en quelque sorte (mais c’est toujours ça !).

Pendant nos vacances, nous avons testé un autre type de ferme en emmenant Lucie à celle d’Océ’âne, dans le hameau de Keraël. Je les connaissais à l’origine pour leur location d’ânes comme bêtes de somme pour les randonneurs mais un petit entrefilet dans le Télégramme avait attiré l’attention de Mamie Nilou en mentionnant une ferme ouverte. Aussi un matin avant que le jour ne soit trop chaud, nous y avons emmené Lucie qui, dès la sortie de la voiture, a brait en reconnaissant les ânes !

Dans cette ferme, contrairement aux versaillaises que je connais, le bon sens est maître sur l’esthétique : les porte pour accéder aux différentes parties ont toutes un système d’attache différent (plus ou moins bricolés mais surtout efficaces). Les animaux sont à l’ombre des arbres, leurs abris sont pour certains des tôles ondulés surélevés, des toiles tendues, un ancien roof de bateau surélevés, … Du bric et du broc costaud et fonctionnel.

Certains animaux se promènent même tranquillement hors de leur espace réservé, empiétant même pour les canards sur la partie camping ! Lucie qui aime tant les animaux a été gâtée et a pu caresser un lapin et une petite chevrette qui est venu lui renifler les mains ! Et moi j’ai pu gâtifier devant une portée de petits canetons tout juste sortis de leur coquille durant la nuit !

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Le petit Ragnagna illustré (F.A.Q.)

wp-1468100220700.jpgJe vous avais proposé, dans cet article posté il y a quelques jours, de répondre à vos questions afin de me présenter aux nouveaux venus sur le blog ou les réseaux sociaux. Voilà mes réponses en 12 points !

LE DESSIN

Gaëlle Z. : Qu’est ce qui t’a donné envie de te mettre aux dessins ?
Cari : D’où t’étais venue l’idée de dessiner ?

Comme tous les enfants du monde j’ai gribouillé avant d’écrire, sans réel talent et sans passion chevillée au corps. Très vite mes talents se sont limitées aux heures obligatoires des cours d’arts plastiques. Ado, je me rappelle d’avoir régulièrement baver devant les réalisations de mes amis en bac Arts Appliqués. J’aurai aimé en être mais je dessine vraiment trop mal pour y faire carrière ! J’ai cependant été immergé dans cette univers de l’illustration avec les très nombreuses et variées BDs de la bibliothèque familiale
En 2006, l’envie m’a soudain prise de raconter une anecdote : j’avais fait une purée Mousline ! Depuis l’envie n’est plus partie et petit à petit je m’améliore (je partais de loin !).

De Bulles en Aiguilles :  Je me demande toujours comment tu dessines (enfin le matériel hein parce que sinon la réponse est « super bien »)

En pratique, je suis limite fétichiste de mes outils de dessin du début, je n’en ai pas changé depuis et j’utilise donc ce que j’avais pu dégoter alors : mes anciennes feuilles de classeur A4, restant de mes cours de géométrie, un roller noir de Stabilo pour encrer, un critérium et une gomme blanche. Il y a quelques années je me suis mise au coloriage avec les feutres Promarker de Letraset que je n’utilise pas du tout à leur pleine capacité mais qui me comblent totalement.
Il fut un temps, je faisais toujours un brouillon de mon dessin pour tester la mise en page, les mimiques. Aujourd’hui, le temps manquant, je note rapidement où je peux mes idées et je me lance directement dans le dessin en lui-même. D’abord au crayon à papier, puis je repasse les traits au noir, viens ensuite mon moment détente préféré avec le coloriage avant finalement la phase qui m’ennuie le plus où je scanne la feuille et redécoupe l’image sur Photoshop.

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◘ POURQUOI DESSINER DES ANIMAUX ?

Cari : et pourquoi des animaux?
Stéphanie comme si : pourquoi notre fille est elle une petite renarde sous ta plume et toi une souris?
littlekororo : Pourquoi une souris comme avatar ? 🙂

Tout simplement parce que je n’arrivais pas à me dessiner en humaine ! Le corps fini j’ai raturé, gommé, effacé, puis j’en ai eu marre alors j’ai fait une tête de souris ! La fois d’après je faisais juste un corps ovale, m’insporant des personnages comme Cubitus et c’était parti.

J’ai choisi la souris car j’y trouvais une affinité avec moi (même si j’aurai préféré être un chat, ça en jette plus). J’ai souvent souhaité être une petite souris dans mon trou !

Le choix de l’association d’un animal à une personne est souvent le résultat d’une réflexion entre ce que je me sens capable de dessiner et la personnalité de la personne. C’est comme cela que l’on se retrouve avec des familles un peu folko !!

Dans le cas de Lucie, le choix a été arbitrairement pris au cours de la grossesse : je trouvais ça mignon un renard pour mon fils et je me sentais capable de le dessiner !

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◘ POURQUOI AVOIR UN BLOG ?

Gaëlle Z. : Qu’est ce qui t’a donné envie d’ouvrir un blog ? Et une page Facebook ?

J’ai voulu me lancer sérieusement dans le blog pour ajouter une ligne sur mon CV, voir ma carte de visite. Le but était purement professionnel, je voulais utiliser mon temps libre dans la recherche de mon premier emploi pour améliorer mes compétences web.

Mais cela me motivait tellement pas ! J’avais une idée et un concept mais clairement j’étais plus motivée par un déversoir de mes humeurs et histoires, un blog pro sur le web s’appelant Ragnagna, quelle idée franchement ?!

La page Facebook a été créée un an après le blog, uniquement pour prévenir des mises à jour du blog, un simple outil pour la veille de mes lecteurs. Puis avec l’arrivée de mon Instagram et la naissance de Lucie il a aussi pris un aspect photo. Je crois même maintenant que les gens sur FB attendent plus de voir des photos que des articles ou des dessins…

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◘ IDENTITÉ ET PSEUDOS

Astrid A. O. D’A. : C’est quoi ton vrai prénom ?
lolarsenburger : Pourquoi Ragnagna ?
gallibulle : Pourquoi Aki comme surnom dans la vraie vie ? Un rapport avec ton prénom ?

Mes identités ont longtemps été multiples, mon vrai prénom me déplaisait beaucoup car trop long et un peu connoté snob, donc je me cherchais un surnom. En 2001, Aki a remporté la bataille après que je l’ai découvert dans le film Final Fantasy : Les créatures de l’Esprit. J’aime sa sonorité brève et claquante, à l’opposé de mon vrai prénom.

Ragnagna est venu plusieurs années après : j’ouvrais sur le jeu S4 League de multiples double-comptes et j’ai vite manqué d’imagination pour un pseudo. Or, il se trouvait que j’avais mes règles, donc j’ai tapé « Ragnagna ». Ce que j’ai vite apprécié avec ce pseudo a été les réactions qu’il provoquait : des interpellations outrées et choquées, des filles me disant que je ne pouvais être qu’un garçon pour avoir choisi ce pseudo, etc. Le côté poil à gratter et tabou me plaisait énormément, sans fard et brut, comme moi !

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◘ LA PHOTO

Gaëlle Z. : Qu’est ce qui t’a donné envie de te mettre à la photo ?
Elodie F. : Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la photo?

Cette question là m’a vraiment interloquée, je n’aurai jamais pensé à y répondre par moi-même ! Déjà parce que je ne considère pas « faire de la photo », j’utilise juste le super appareil photo du Chti. Ensuite parce que la photo m’est venue naturellement dès l’enfance, contrairement aux dessins, j’ai toujours pris (trop) de photos ! Je n’ai pas un talent exceptionnel ou des compétences techniques élaborées mais dans le lot il y en a toujours une avec un résultat qui me convient ! Heureusement que maintenant je suis moins limitée que du temps des pellicules…

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◘ PLUS PERSONNELLEMENT

Nat A. : Quel est ton rêve de vie?
Mumnours : Quel âge aura tu le 25 ?
Lorraine : Quelles études as-tu faites ?

On va commencer par le plus simple : sur le CV j’ai fait un bac ES, échouée (dans tous les sens du terme) en Hypokhagne, enchaîné avec beaucoup plus de bonheur sur une licence d’Histoire option géo, avant d’empiler deux masters en entreprise puis en com et journalisme. Aujourd’hui ce sont mes 30 ans, et comme m’a dit mon grand frère : « a geek never grow old. He will level up ⬆ ».

Pour la question de Nat, « quel est ton rêve de vie » j’ai juste envie de savoir si elle souhaitait me refiler une crise existencielle ?! J’ai pas à proprement de rêve de vie. Dans ma rêves je souhaitais juste trouver l’amour, avoir une descendance, garder mon petit chat avec moi et aller le plus souvent possible dans mon petit paradis breton. Pour le reste je m’adapterai à ce que la vie m’apportera !

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◘ AVEC LE CHTI

Maman-Tout-Terrain : Comment as-tu rencontré ton Chti ?
Tamia : Depuis quand êtes-vous mariés avec le Ch’ti ?

J’avoue que j’ai raconté notre rencontre sur le blog des centaines de fois (ici pour nos 10 ans de rencontre, ici pour nos 10 ans de couple, …) ; mais je suis ravie de pouvoir la raconter à nouveau !! C’est une des clés de voûte de ma vie, autant que ma naissance ! Et puis je suis vieille maintenant, j’ai le droit de radoter !

J’ai rencontré le Chti à la rentrée 2004 sur un jeu vidéo en ligne. Je débutais totalement et me suis perdue en me promenant dans cet univers virtuel. Un PNJ agressif (c’est-à-dire un personnage non joué par un joueur qui agresse automatiquement les joueurs passant à sa portée) d’un niveau bien supérieur à moi m’attaqua. Le combat était perdu d’avance, le débat était plutôt sur si j’allais survivre à un tour ou mourir dès le premier coup quand un autre joueur entra dans le combat et me sauva de ma mort certaine.

Gentiment il me proposa de le suivre et de m’aider tandis qu’il coupait son bois. On a gardé le contact dans le jeu et petit à petit nous nous sommes liés d’amitié, il m’a emmené sur d’autres jeux avec lui, nous avons passer de grandes soirées ensembles à papoter par écrit ou par oral (grâce à MSN, TeamSpeak ou le naissant Skype) jusqu’à fin juin 2005 où pris d’une révélation un matin il me déclara sa flamme. Quelques jours après, il venait sur Paris me rencontrer en vrai pour la première fois et confirmer physiquement notre complicité.

En 2008 ses études terminées, il me rejoignit en Île-de-France où je terminais mes études et on emménagea avec Plume dans notre premier appart, un petit studio versaillais pas loin du parc. Nous y avons creusé notre nid, fait notre premier grand voyage, trouver nos premiers boulots, construit notre vie. En octobre 2012, il m’a demandé en mariage, un an après nous nous marions, partions en Nouvelle-Zélande pour notre lune de miel. En 2014, nous avons enchaîné avec l’achat d’un appart pour quitter notre douillet petit studio et je tombais enceinte d’une petite fille qui est née le 26 janvier 2015… (on fait tout les 26 oui !)

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◘ « IL EST POUR QUAND LE DEUXIÈME ? »

Lorraine : Combien d’enfants voulez-vous avec le chti?
leblogdekimie : La question relou des grands mères : il est pour quand le deuxième ? 😉

Le dessin est très explicite, avant 3 enfants me semblaient le chiffre idéal, comme moi et mes frères, ou le Chti et ses sœurs. Je n’aime pas l’idée d’un enfant unique moi qui ai tant apprécié avoir mes deux frères et je pense que Lucie aimerait avoir une fratrie vu comment elle colle déjà son « frère-chat ». Après vu comment j’ai détesté être enceinte, vu comment la naissance a été pas rigolote, comment avec juste une enfant j’ai l’impression d’être sous l’eau, l’envie de rempiler est là mais avec des warning partout. Surtout que je veux pas non plus un écart d’âge trop petit ou trop grand. Et cerise sur le gâteau, le Papa doit être consentant (si si c’est mieux)  et lui qui a encore plus mal vécu la naissance que moi est encore plus récalcitrant…

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◘ BOULOT20160724-qa-travail

Lorraine : Est-ce que cela te manque de ne plus travailler?
Maman-Tout-Terrain : Quel métier fais-tu?

Alors je suis actuellement une poule de luxe entretenue par son généreux et aimant mari, alanguie sur mon canapé toute la journée. Enfin ça c’est dans l’imagination de certains comme mon ancien patron. Autrement ayant un enfant adorable mais assez tonique et demandeur, je passe mon temps à lui courir derrière et à essayer d’en faire une chic nénette droite dans ses bottes et heureuse dans ses baskets !

Le boulot ne me manque pas du tout, j’ai la chance de pouvoir voir ma fille grandir et évoluer, de pouvoir lui rendre la vie belle. C’est une chose qui n’arrive qu’une fois dans une vie, j’en ai la possibilité et je ne manquerai ça pour rien au monde. En revanche j’avoue que certains trucs du boulot parfois me manquent : comme mon temps de lecture au calme dans le train pendant les transports ou la possibilité incroyable d’aller aux toilettes seule et quand j’ai besoin, sans avoir mon patron jouant avec la porte, me demandant de lui mettre la crème solaire voir carrément sur mes genoux en train de vider le rouleau de PQ !

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◘ SON PRÉNOM20160724-qa-prenom-lucie

Maman-Tout-Terrain : Si Lucie ne s’était pas appelée Lucie, quel prénom auriez-vous choisi ?
Tamia : Pourquoi Lucie comme prénom pour ta fille ?

Nous galérions sur les prénoms de garçon quand nous avons appris que finalement c’était une fille. Changement de catégorie et un choix d’un coup qui nous plaisait beaucoup plus ! Nous avons fini par sortie une petite liste et noter les idées. Nous étions d’accord pour un prénom court et des plus classiques, surtout pas original (contrairement à la tendance générale).

Nous avons crée une petite liste d’idées au jeté en feuilletant le livre le soir allongés dans notre lit, les prénoms anglais me plaisaient particulièrement contrairement au Chti. Puis Lucie a été émis et l’idée m’a très vite plu. Les sonorités douces, le côté lumineux, le clin d’œil à nos deux grands-pères Lucien, un vrai petit coup de cœur qui se confirme chaque jour.

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◘ PLUME

20160724-qa-cigogne-plumemartine27 : Comment Chat Plume est-il arrivé dans ta vie ?

Merci Martine pour cette question qui m’a ravie !!! Je ne peux pas parler de moi sans parler de mes chats !!! Plume est arrivé chez moi grâce à la petite chatte sauvage qui a mis bat dans une ferme près de chez mon grand-père, après un intense lobbying auprès de mon père de ma mère et de mon grand-père, moi qui voulait un chien-loup, j’ai eu un chat ! Mon premier chat. Mon Lenwë. C’est ainsi que les chats sont entrés dans ma vie.

À Noël 2004, j’ai perdu Lenwë, il allait avoir 5 ans, crise cardiaque. Inconsolable, un nouveau petit chaton est arrivé dans ma vie, un beau chartreux qui est décédé 6 mois après durant la nuit chez le vétérinaire, malformation des reins. Le moral était pas au super beau fixe et je partais à Berlin avec ma classe quand ma Maman apprit qu’une portée de chatons était à donner chez le curé du village voisin. Un seul petit mâle restait de disponible, un petit chaton noir et blanc. Depuis une pièce délabrée de mon hôtel j’ai décidé de l’appeler Plume, comme l’ours polaire héros du livre pour enfant. 11 ans plus tard il est toujours présent avec moi, à supporter stoïquement les attentions maladroites de ma fille et copain comme cochon avec le Chti.

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◘ DE VOUS À MOI

Alice_in_westfalen : Tu viens quand en Allemagne ?
Stéphanie comme si : envisages tu de tenter de vivre de ta jolie plume ?
Silly Billy Lily : Est-ce-que le Chti travaille sur Paris ?

Promis toutes les 3 je vous répondrai personnellement, mais j’ai pas eu autant de temps que nécessaire. Je me dépêche de vous faire un dessin pour vous aussi !

 

Déconnectée du monde

J’ai choisi, les événements aidant, d’arrêter de travailler pour m’occuper un temps indéterminé de ma fille après sa naissance. En prenant cette décision je n’avais pas mesuré à quelle point j’allais passer dans un autre monde…Jardin du Luxembourg

Mes journées étaient rythmées en heures travaillés/heures de repos, mes semaines  étaient rythmées par les week-ends et mes années étaient rythmées par les si attendues vacances.

Mon espace était vaste, chaque jour je prenais le train pour Paris. Mes gares et mon quartier parisien n’avaient aucun secret pour moi, j’en connaissais tous les moindres recoins et tous les petits raccourcis. Je musais le nez au vent dans cette ville trépidante et vibrante, observant les tendances, les nouveautés. Je me fondais telle une petite ombre dans ce paysage parisien.Tour Montparnasse

Aujourd’hui je suis passée dans un monde où le temps est flou : je sais à peine quelle jour nous sommes dans la semaine, et je connais encore moins la date du jour, je me contente de retenir les mois. Mes seules repères sont les heures des repas de Lucie.
Spatialement ma bulle s’est réduite également autour de mon appartement, de la boulangerie et des parcs pour enfant. Je déambule dans cette zone connue et reconnue de Lucie, une zone arborée totalement déconnectée du monde, un terrain de jeu formidable pour une enfant qui découvre.Gare de Paris Montparnasse

Je n’étais pas retournée à Paris depuis 10 mois et plein de mes petits repères autrefois quotidiens avaient changé. Les travaux dans ma gare de départ avait avancé, mon train était un nouveau matériel aménagé différemment, des passages avaient été fermées à l’arrivée, des raccourcis m’étaient interdis par des barrières bloque-poussettes. De bout du décor, je suis devenue une étrangère cherchant quelques bouts de nostalgie.Arbre supporter au jardin du Luxembourg

Plus frappant encore, je n’étais pas retournée dans mon quartier depuis les attentats de novembre 2015, des « mesures » (comme les politiques aiment dire) ont été prises par certains organismes : ainsi la cour de récréation arborée que j’aimais tant regarder à travers sa grille pendant mon trajet est maintenant dissimulée derrière un haut mur de métal. Même histoire pour mon ancienne fac, j’y faisais toujours un petit tour quand je passais devant mais ce matin un gardien contrôlait à la porte les identités des étudiants et professeurs, derrière lui de nouvelles barrières étanches bloquées des lieux autrefois ouverts.

Curieuse impression pour moi de voir ces murs se dresser autour d’espaces autrefois ouverts, car si je suis déconnectée, le monde semble (lui) continuer de tourner follement.Jardin du Luxembourg

Un (nouveau) dimanche à la campagne

Un nouveau dimanche à la campagne

Il y a des lieux magiques, des lieux hors du temps où on aime se ressourcer, loin du quotidien et de son rythme éperdu. Je vous avais présenté, il y a trois ans, un de ces lieux là : la maison de J-P. et de C. dans la campagne auboise.

J’y suis retournée une journée cet été avec toujours autant de plaisir, cette fois avec ma nouvelle petite extension adorée qui a découvert juchée sur les épaules de son Papa ce monde où l’horizon se perd derrière des collines couleurs blés coiffés de bois verdoyant.

Ce monde fou où il y a même des fenêtres aux toilettes, et où ses fenêtres peuvent être laissées grandes ouvertes sur le paysage et le bon air sans craindre de curieux indiscrets… sauf en cas de Papa blagueur…

Blague de PapaC. et JP., adorablement prévoyant, avait ressorti des coffres plusieurs jeux de leurs enfants, jeux qui s’ils sont dit aujourd’hui « vintage » ont juste fait le bonheur complet de Lucie…
Ils avaient aussi disposé une chaise haute pour Lucie, chaise haute qui avait servi pour C. elle-même ainsi que son père avant elle. Du haut de son année pas encore et demie, ma petite Lucie grignotait bien sagement assise sur une chaise plus que centenaire ! Un magnifique ouvrage en bois massif avec marqueterie, modulable en bureau pour enfant, comme Stokke n’en fera jamais et comme Combelle copie pâlement.

J’ai l’impression que Lucie est dans ma vie, au cœur de mon attention, depuis une éternité déjà. Pourtant, dans cette maison qui m’a connue enfant et dont chaque objet en lui-même a une longue histoire, je sens à quel point nous ne sommes que des étincelles…

Tempus fugit, amor manet.  Le temps passe, l’amour demeure.

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Celle qui n’aimait pas les câlins

Début mai nous avons profité de nos vacances en Bretagne pour rendre comme à chaque fois visite à nos amis Blibli et Spunky.
Si Lucie était déjà là l’année dernière lors de notre dernière rencontre (et s’était amusée à vider le placard de la cuisine), elle était encore très jeune tandis que cette année elle a pu échanger et jouer avec les trois enfants de la famille (et vider le placard de la cuisine encore également… ).

Trois enfants dont un petit dernier de quelques mois de plus qu’elle, un petit garçon très très très câlin et très très très déterminé quand il décide de faire montre de son affection… pour le plus grand malheur de ma douce Lucie qui, elle, n’est pas du tout du tout du tout câlin ! Celle qui n'aimait pas les câlins

Pauvre petite fille qui depuis sa naissance déteste être serrée et contrainte !! Elle était totalement débordée par ces effusions amicales ! Mais super occasion pour deux amies blogueuses et gribouilleuses de faire un dessin à 4 mains !!! Mon premier dessin où j’ai essayé de faire à l’ordi à partir du papier (avec Spunky en aide pour les ombres, il faut reconnaître ses limites dans la vie !).

À vous la parole

Je tiens ce blog depuis janvier 2011. Je sortais de ma dernière année d’étude et de mon stage et j’allais entrer dans la vie active. Ce fut d’abord (très brièvement) un objectif professionnel avant de devenir un plaisir personnel. J’y garde le trace de mille petits et grands évènements de ma vie. Dans ce blog j’ai raconté mes premiers grands voyages, mon mariage et ses préparatifs, mon déménagement pour mon premier chez-moi, ma grossesse, mon accouchement, mes premiers pas en tant que Maman et les premiers pas de ma fille.

Bref je m’y livre à cœur ouvert depuis longtemps, sans autre limite que les gros yeux du Chti quand il trouve que je vais trop loin. Je suis ici comme dans la vie, franche et naturelle (et très loin d’être une star de la blogo ou une superwoman !)

Mais il est vrai que tout le monde n’a pas le temps de remonter des centaines d’articles pour apprendre à me connaître au-delà des photos ou des anecdotes de mon quotidien. Aussi je souhaiterai me présenter à ceux et celles qui me connaissent moins et sont curieux d’en savoir plus.

Voilà pourquoi je vous propose de me poser les questions qui vous intéresserai, et j’essayerai de répondre de mon mieux dans un article en dessins et/ou photos (si possible pour le 25 et mes 30 ans #ladatequejarriveraijamaisàtenir)

Ses premières découvertes au château de Versailles

Enceinte je traversais chaque matin la cour d’honneur et la place d’arme pour aller au boulot, en congé maternité je m’y promenais pour m’aérer, nourrissonne Lucie y a fait plusieurs tours au fond de sa poussette. Mais elle était toujours trop petite pour s’y intéresser outre mesure.

Puis elle s’est mise à pointer du doigt, à s’intéresser aux animaux, aux plantes et aux véhicules, à marcher sans chutes sur de longues distances, bref elle était prête pour son initiation de Versaillaise ! Par contre la météo s’est un peu faite désirer et ce n’est que la semaine dernière que j’ai pu lui enfiler sa plus belle robe, lui mettre une tonne de crème solaire et l’embarquer elle et une amie, direction le château !20160622_trianon_versailles_lucie_11Je prévoyais principalement de tracer jusqu’au Domaine de Marie-Antoinette pour voir les animaux mais en chemin nous nous sommes arrêtés pour visiter le Grand Trianon. Lucie y a couru sur les parquets centenaires, salué les touristes assise royalement sur la balustrade de protection, joué avec les câbles protégeant les meubles historiques, …20160622_trianon_versailles_lucie_13À ma surprise, les gens ont été particulièrement adorables avec elle, moi qui craignais de gêner avec ma si petite fille. Elle faisait même de la concurrence au conférencier, la moitié de son auditoire lui tournant le dos pour la regarder !Lucie au Grand Trianon (Photo ©Gilles Messian)

(Photo ©Gilles Messian)

Le temps s’assombrissait, les jambes s’alourdissaient, mais hors de question de ne pas passer chez Marie-Antoinette !Domaine de Marie-Antoinette, Phare de MarlboroughDepuis le temps que je lui rabâche les animaux de la ferme et leurs cris ! Elle imite même le canard, la vache, l’âne, le poisson et le lion (bon lui par contre il est pas à la ferme – normalement !). Domaine de Marie-Antoinette Mais naturellement, ce qui lui a le plus plu de tout ce beau monde a été… le chien !20160622_trianon_versailles_lucie_37Même si une chèvre a eu son petit succès et a été salué vigoureusement par une Lucie enthousiaste…20160622_trianon_versailles_lucie_42Au bilan une super journée de découvertes pour elle et une grosse fierté maternelle : aucun coup de soleil sur le bébé n’a été a déplorer ce jour !Méga coup de soleil pour Maman