Haute comme trois pommes, grande comme trois ans

Une année se termine à nouveau pour ma crevette. Une année riche en nouveautés pour ma petite bouclée : le grand lit en hauteur, Nifhel, l’école, la fin des couches, … En un an elle a encore gagné en agilité et en finesse dans ses mouvements, le terrain de jeu de la maison ou du parc ne suffit plus à son bonheur, dès que possible cette ouistiti sera inscrite à un cours de gym !!!

Son langage lui est de plus en plus clair, avec des adjectifs, des pronoms personnels, des adverbes et des verbes conjugués au présent, au passé composé et au futur proche !!

Elle a mille expressions qui lui sont propres et qui font tout son charme…

Toujours pareille à elle-même, elle reste une petite fille vive et aimable mais je trouve les trois ans plus durs que les deux. C’est peut-être notre nouveau rythme avec l’école qui la fatigue plus et la fragilise émotionnellement ? En tout cas je patauge un peu avec elle en ce moment, elle est débordée par ses émotions, sa grande sensibilité et son bon cœur…

Observatrice et empathique, elle a dû mal à séparer ses émotions de celles des personnes l’environnant, voir des personnages en arrière-plan de son histoire du soir…

Régulièrement à l’heure de la sieste, elle entend Gambas, un chien habitant un appartement voisin, pleurer et il lui faut alors plusieurs câlins et la certitude que Maman Gambas va rentrer bientôt et que Gambas sera contente pour s’endormir rassérénée…

Face à ce trop-plein de sentiments et d’émotions, je la trouve plus anxieuse en général. Et pour tenir, elle intériorise beaucoup et se replie en elle-même. Ainsi malgré que le cinquième mois d’école se termine et qu’elle aime tendrement ses maîtresses et son ATSEM, qu’elle apprécie les activités proposées en classe (à m’en casser les oreilles), elle ne parvient pas encore à se séparer sereinement de moi tous les matins. Elle n’est pas fille à hurler sa peur et sa douleur, à se rouler par terre en s’égosillant tout en prenant un beau teint écrevisse, si elle ne pleure plus autant qu’au premier jour, c’est qu’elle se mord le poing violemment…

À tout prendre, je crois que j’aurai préféré les cris… Si sa discrétion dans son désespoir est très appréciée en société (elle ne fait pas de vague !), il est aussi bien souvent minoré car plus invisible et imperceptible que celui d’un enfant s’égosillant.

Je suis si désespérée à chercher une voie pour l’aider à extérioriser ses sentiments que j’ai voulu tenter le yoga, me disant qu’au pire cela lui ferait des activités physiques sympas. Ça n’a pas fonctionné pour le moment, par contre le hic c’est que depuis elle me harcèle non-stop…

 

Une autre activité que j’essaye d’utiliser pour l’aider et le dessin, essayer d’écrire ou dessiner ses émotions. Et sur ce champ là aussi j’ai vu une évolution avec ses premiers « bonhommes ». Maman étant le centre de sa vie, j’ai même eu l’honneur d’être une de ses premières patates… euh modèle !!!

Heureusement nous avons déjà pour communiquer avec elle, l’échelle du « ça va » qu’elle a créée. Selon sa réponse, on sait si la situation nécessite une intervention immédiate du câlin ou si elle peut repartir d’elle-même.

Trois ans est un vrai âge de transition vers la grande fille, la chipie en joue totalement en étant tour à tour ce qui l’arrange…

Les héros qui ont accompagné ma petite grande cette année ont été de plus en plus nombreux, avec une assez belle constance dans l’année mais une passion de plus en plus vive…De cette année écoulée je pense que Lucie conservera deux choses dans son cœur :

  • en premier lieu – et avant tout – l’arrivée de Nifhel et de Nùmenor dans sa vie, ses deux amours félins. Nifhel est pour elle un alter-ego, un ami fidèle, une peluche vivante. Je ne peux tout simplement pas m’occuper de Nifhel quand elle est là car elle doit tout faire : les croquettes, lui ouvrir la porte, jouer, le brosser, …

 

 

  • autre fait marquant inoubliable : elle est montée sur un âne !!!! Elle nous en reparle souvent et n’attend que le moment où elle pourra recommencer !

 

Une année qui se termine, et une nouvelle année qui commence. Nous sommes parés pour une année de plus auprès de notre Castafiore rossignol préféré !

13 commentaires sur “Haute comme trois pommes, grande comme trois ans”

  1. Pour aider Lucie à exprimer ses emotions, je te conseille, si ce n’est déjà fait, la lecture de « au cœur des emotions de l’enfant » de Isabelle Filliozat
    Bon courage! Et bel anniversaire à ta puce!

    1. Merci pour elle !! Je dois avouer que si j’ai beaucoup entendu parler de Filliozat depuis que je suis devenue Maman, je n’ai jamais lu un de ces livres !! Ni aucun livre de parentalité en réalité, j’arrive pas à accrocher à cette littérature. J’essayerai néanmoins de voir si je peux l’emprunter quelque part près de chez moi histoire d’apprendre quelques trucs dont Lu pourrait bénéficier !!

      1. J’en ai beaucoup sur mes étagères dont j’ai commencé la lecture pour ne jamais la terminer mais celui de filliozat sur les émotions je l’ai lu et relu car il me parle, peut être en sera t il de même pour toi… ou pas!

        1. Je plussoie Madame Filliozat, une amie a organisé une conférence avec cette dame et c’était un life-changing event apparemment 🙂

  2. Oh, quel beau bilan, c’est vrai que 3 ans, c’est aussi un sacré cape, ils sortent vraiment de la petite enfance (enfin team #Quandcamarrangeaussi, FeuFolet c’est un grand à l’école, pas besoin de la tétine, mais « à la maison, je suis encore un peu petit » )
    Sinon, je ne sais pas si ça peut aider ta Lulu, moi, je fais un petit coeur au creux du poignet de FeuFolet (et du mien), comme ça, je suis toujours un peu avec lui

    1. Je savais pas comment m’en sortir de cette article, j’ai finis avec 19 dessins 😆 Je pense que c’est mon record en 7 ans !!!
      J’avais tenté à la rentrée le coeur sur le poignet, tu en avais parlé, mais ça n’a pas d’effet sur ma tête de mulet. J’ai tenté plusieurs trucs pour l’aider mais pour le moment chou blanc 🙁

  3. Je suis grande ou bébé #quandçamarrange on connais bien aussi ici avec Super !
    Pas tellement de piste à te conseiller pour les émotion à part les livres sur le sujet.
    Ma fille a une période ou elle s’affirme fermement ce qui nous épuise vraiment. Nous devons également être très ferme et parfois hausser le ton. J’espère que ça ne durera pas.

    1. Les 3 ans me semblent vraiment un plus gros cap que les 2 ans, avec cette affirmation de soi, la possessivité qui est apparue chez Lucie avec l’école, les émotions. Après si ça se trouve la suite est pire 🙄 Comme disent les Mamans de grands enfants « petits enfants, petits soucis, grands enfants, grands soucis !! » (la positive attituuuude 😆 )

      1. Oui, j’ai la même impression. Je discutais hier avec une amie qui me parle de la phase du non de son 2 ans. Finalement, c’est rien à côté. Mais comme je lui ai dit. On passe des niveaux. Une fois un niveau acquis, au suivant et ainsi de suite jusqu’à l’adolescence
        Et puis c’est bien fichu, le difficulté augmente à chaque palier

  4. Tu me rappelles des souvenirs de mes loulous à cet âge !
    POur la séparation à l’école, attention à ce qu’elle ne sente pas une angoisse de ta part… je sais c’est plus facile à dire qu’à faire…

    1. On traverse tous les mêmes voies oui !!
      Je ne pense pas être angoissée quand je la dépose, en tout cas pas consciemment : j’ai une énorme confiance dans ses maîtresses et son ATSEM (Lucie les aime beaucoup – et moi aussi), je sais qu’elle se calme après rapidement et je l’ai vu à la récré jouer avec des enfants, j’ai juste le cœur un peu déchiré de la voir avoir autant de mal à me quitter alors que les autres enfants rentrent sans un regard pour leurs parents…

  5. C’est superbe :’)
    J’adore comment tu dessines Nifhel 🙂
    J’ai une série de bouquins conseillés par mon amie qui est dans la parentalité positive, tu veux que je regarde un peu ? (j’vais les lire aussi donc je vais voir si je peux les trouver ou les emprunter :))
    Bravo !

  6. Ce que j’adore chez ta fille, et qui me faire rire à chaque cliché Instagram, ce sont ses positions improbables, ses façons de se tenir si « nature » où on sent le mimétisme (j’imite papa). Tellement drôle !

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