Pour commencer en douceur notre voyage de noce, la journée a débuté à 7h30 devant notre hôtel. Au programme : une virée en « funyaks » sur la Dart River (un des affluents du lac Wakatipu, descendant directement des sommets enneigés alentour)… Un bus vient nous chercher et nous emmène par la route panoramique le long du lac jusqu’à l’adorable village de Glenorchy.
Mais point le temps de faire des photos, il s’agit de nous équiper SÉ-RIEU-SE-MENT (en Nouvelle-Zélande, ils ne tergiversent JA-MAIS avec la sécurité !). Nous enfilons donc pas une mais deux polaires, une combinaison de plongée sans manche avec leurs bottes, un k-way bleu électrique, un gilet de sauvetage rouge. Nos petites affaires sont glissées dans un sac étanche. Bref, le comble de la sexytude !Une fois tout le monde harnachés (je meurs de chaud), nous repartons dans un plus petit bus qui nous emmène auprès de notre jetboat.
Le jetboat est plus connu en France sous la forme des jetskis. Inventé en 1954 par un Kiwi, il palliait au manque de tirant d’eau des petites rivières néo-zélandaises. L’hélice est dans le bateau et c’est l’eau qui y rentre avant d’être recraché, contrairement au hors-bord où l’hélice est plongée au bout d’un bras vertical et fragil dans l’eau (bon si je ne suis pas claire, ceci devrait vous aider). L’essentiel est de comprendre que cela permet d’avoir un bateau rapide avec un fond plat (et renforcé pour racler sur les cailloux).Nous effectuons tout d’abord un petit tour de jetboat pour remonter la Dart River au milieu de paysages magnifiques. Malgré le soleil qui tape fort, les barres chauffantes sont bien utiles pour réchauffer nos doigts, je ne regrette plus la double couches de polaire ! Le pilote nous fait raser les murs, faire des 180°, des 360°, des je-fonce-dans-le-pont-puis-je-l’évite-in-extremis. Une véritable petite croisière digestive qui nous conduit in fine à notre futur moyen de transport :
Les kayaks (qui sont en réalité plutôt des canoës) sont rapidement répartis entre chacun et un des guides nous explique rapidement comment se positionner dessus et comment utiliser notre rame : à l’arrière le maître commande son esclave devant, il fait office de gouvernail et c’est lui dont les coups de pagaie donnera le plus de puissance. J’ai eu l’air dubitative (j’ai la force d’une moule dans les bras) mais je dois reconnaître que le Chti a très bien géré et qu’il a pris très à cœur son rôle :
Nous glissons sur l’eau glacée et translucide entre les sommets enneigés des montagnes.
Nous gérons notre canoë à la perfection au moment de l’heure de la pause pour la collation de midi… Nous nous engageons dans un petit affluent. Un espace pique-nique est installé en plein milieu de nulle part, pas loin de toilettes sèches que j’ai pu étrenné avec joie…
Puis il est temps de repartir et de terminer la promenade…
Il faut dégonfler et replier nos canoës au milieu du très joli coin de Paradise…
C’est ce premier jour aussi où j’ai découvert combien le soleil pouvait être puissant ici !